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Sète : les concessions de plage annulées par la préfecture

21 mars 2018 à 11h10 Par Loris Galofaro
Crédit photo : Les anciennes concessions pourraient être reconduites un an - Ghyslain Rouanet

Stupeur hier matin à Sète. La préfecture de l'Hérault reproche des irrégularités dans la procédure d'attribution des plages sétoises pour la période 2018-2023. En attendant que la nouvelle attribution soit validée, l'ancienne procédure est prolongée d'un an.

La préfecture dénonce une distorsion à la concurrence

A Sète, les paillottes étaient autorisées à ouvrir dès le 1er avril. Les retaurateurs devaient démarrer l'installation dans les prochains jours quand ils ont été stoppés net par la préfecture de l'Hérault. Cette dernière a décidé de bloquer la procédure d'attribution des plages pour la période 2018/2023 en raison de nombreuses irrégularités. Hier après-midi, le maire de Sète François Commeinhes a saisi le juge des référés pour demander la suspension de cette décision. Les services de l'Etat pointent du doigt une distorsion à la concurrence. Les services de la mairie auraient organisé des visites de concessions avec les candidats... Plusieurs d'entre eux auraient aussi rédigé des attestations se déchargeant de toute procédure judiciaire... Sébastien Pacull, l'adjoint au maire balaie les arguments de la préfecture :

Sébastien Pacull

 

Les nouveaux concessionnaires pénalisés

Devant les vives réactions de la municipalité et des concessionnaires, la préfecture de l'Hérault est sortie de son silence hier dans la journée... Par voie de communiqué de presse, elle confirme que "le Maire de Sète a été invité à prolonger d'un an les concessions actuelles de plage et à relancer la procédure de délégation de service public pour le renouvellement de ces concessions".

Un soulagement pour les patrons déjà présents depuis 2012 et avant qui pourront voir venir... mais, la situation est radicalement différente pour les trois nouveaux arrivants, qui vont devoir attendre une année avant de développer leur activité. Certains pourraient tout perdre, c'est ce que confirme Pascal Bellot, l'un d'entre eux :

Pascal Bellot